dimanche 11 septembre 2005
Salalah et le Dhofar Museum
Aeroport d'Abou Dhabi, 11 septembre 2005, après le double X Ray des bagages, c'est parti : on s'envole pour Salalah au Sud du Sultanat d' Oman, tout proche de la frontiere du Yemen dans la région du Dhofar, à la fin de la mousson.
Au bout de 15mn, nous avons le sentiment que l'avion tourne en rond et ne prend pas la bonne route.
L'annonce confirme nos soupcons, l'avion est en panne d'air conditionné, nous faisons demi-tour, pour nous reposer à Abou Dhabi.Apres une trentaine de minutes passées par hasard dans les lounges de Gulf Air à se goinffrer de cakes et de café, on réembarque.
La vue des Lulu Islands confirme que cette fois c'est la bonne, mais l'après midi est fichue.
Premier accueil, une fiche à remplir pour les stats du Ministere du Tourisme et une demande de visa ( 6RO par personne) et le controle, les policiers sont aimables, et nous voilà dehors avec notre représentant de Gulf Air qui nous conduit directement à l'Hilton.
Il fait chaud et encore jour, l'allée de l'aeroport bordée de cocotiers et de gazon verdoyant coupé au ciseaux, nous donne une idee que c'est super beau et nickel chrome.
Arrivée à l' Hotel, nous decouvrons une chambre somptueuse avec une magnifique vue sur une plage immense de sable blanc et déserte car glaciale en saison de Khareef.
Lendemain matin, récupération de la voiture de location chez Europcar (dans l'hotel) après un buffet americain sympa pour le petit dejeuner, face a la mer et direction la ville; Un panneau nous annonce des chameaux en ville, mais ce n'est pas une blague, il y a même des vaches. Le temps est chaud, humide et foggy..
Ca coute combien un chameau en cas d' accident :)))
Apres avoir navigué un peu dans les rues, nous atteignons finalement le Musee de Salalah : Le Dhofar Museum (gratuit ouvert le matin de 7h30 à 14h30 - fermé le jeudi-vendredi), je ne porte pas la robe noire appelée Abbaya, et c'est donc en débardeur et jupe de coton que je me présente, ce qui ne fait nullement sourcillier les gardiens contrairement à ce que me disait le loueur de voitures. Bonne surprise, ils sont aussi accueillants et nous demandent de quel pays nous venons, au mot Fransia, les visages s'illuminent et les sourires aussi, ce sera partout pareil.
On me laisse gentillement photographier les pièces de collection, ce dont je ne vais pas me priver.
Nous sommes au pays de l'encens : du Frankincense, et Salalah est reputée dans le monde pour cela, les jolies poteries ci-dessus sont des bruloirs à encens.
Les bédouines dans le désert portaient ces jolis colliers en argent, mais aussi des bracelets, des anneaux de chevilles, des pendants d'oreilles et des colliers flacons avec du khol. Tous ces bijoux sont finement ciselees et travailles avec du corail.
Mais aussi de tres belles robes colorees et brodees d'or :au pays de la reine de Saba, on ne peut imaginer autre chose ..
La chaleur épouvantable du désert les oblige à se protéger du soleil et ainsi divers masques : Burka pouvaient etre portés dès que la femme atteignait la puberté. Aujourd'hui, seules les femmes les plus âgées les portent encore. Il est bien difficile pour nous européennes, d'imaginer de devoir porter ces étranges instruments.
Photo de National Geographic
Les hommes ne sont pas en reste et portent à la taille, lors des ceremonies traditionnels, attaché par une ceinture en cuir ou en tissu, parfois en argent ou bien noué dans un chale en cashemire, le Khanjar.
Ce superbe lit dhofari a de somptueuses décorations.
La famille rangeait ses biens precieux dans ces merveilleux coffres.
Les nomades dans le desert vivaient sous la tente ou dans des huttes en paille.
Mais au pays de Sinbad le Marin, les nomades pêchent à partir du mois d'octobre, les sardines qui seront séchées au soleil sur les plages et nourriront une fois transformées en farine, les chameaux et les vaches.
Fin de la visite, apres avoir contemplé de belles photos de Wilfred Thesinger, nous décidons de partir vers Mughsayl, la plage des trous du souffleur à l' est de Salalah.
Sites sur Sir Wilfred Thesinger, un des derniers grands aventuriers
Thesiger in the desert. Oman, 1948
http://www.prm.ox.ac.uk/thesiger.html
http://jm.saliege.com/thesiger.htm
Quelques beaux livres à offrir ou à s'offrir, pour continuer à rêver dans la région.
Charles Doughty, admiré par Lawrence d'Arabie.
Bertram Thomas, auteur de Arabes, Arabia Felix: Across the "Empty Quarter" of Arabia, explorateur qui traversa l'Empty Quarter, et qui partit sans autorisation de Muscat fût le premier à parler d'Ubar, on en découvrit récemment l'existence supposée par des photos de la Nasa.
http://www.nationsdisparues.com/ubar.html
National Geaographic Empty Quarter : Multimedia presentation en anglais superbe
http://magma.nationalgeographic.com/ngm/0502/sights_n_sounds/media2.html




















