Notre deuxième jour à Salalah, en cette matinée nous conduit vers les plaines et les sources. Nous prenons l'Atin Road pour découvrir la tombe du Prophète Al Nayoob : Job dans la Bible.

La temperature est douce, mais le brouillard : le myst couvre toujours la tête des montagnes. Tout est encore verdoyant et fleuri et d'ici la fin octobre, tout redeviendra desseché. Les gens du golfe viennent en vacances à Salalah, parce qu'il pleut et qu'il fait relativement plus frais, la haute saison pour eux : la saison de la mousson ou le Khareef et son festival.

A peine, avons nous roulé quelques kilometres, qu'apparaît un troupeau de chameaux, mais pas n'importe quels chameaux, ceux-ci paissent dans la plaine comme nos vaches en Normandie, du jamais vu pour nous.

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et à la fin de cette procession, son gentil berger qui nous adresse son plus beau sourire.

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Curieux d'en voir davantage, nous faisons le tour

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Sur notre chemin, nous rencontrons la source de Ain Jarziz, ou les familles indiennes viennent se baigner.

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La route continue dans la montagne embrumée et hormis un poste de police qui nous indique où se trouve la tombe du prophète, les habitations, que nous visitons dans un tout petit village semblent abandonnees. En fait, les omanis sont autorisés a camper en ville pendant la saison des pluies avec leur troupeaux et donc ils transhument et s'installent dans des grandes tentes oranges et bleues.

J'attends à la porte de la grille, je vois le jardin de la Mosquée, je ne sais pas si j'ai le droit d'entrer sans abbaya et si c'est autorisé aux femmes.

Sur le site de la Mosquée, Francis parti aux renseignements, revient avec des Omanis. Il me tend un brin de fleurs blanches, qu'ils lui ont remis pour moi. Jasmine, leur dis-je en anglais en voyant les fleurs.

Ils sont contents de voir des Francais parler en anglais.  Nous aussi de pouvoir échanger et moi encore plus.

Ils nous expliquent bien gentillement où se trouve la tombe du prophète Al Nayoob.

En l'absence de gardien, ils nous précisent qu'ils ne sont que des pèlerins et ne peuvent nous donner eux-memes l'autorisation. Nous trouvons le mausolée du Prophete Al Nayoob, et repartons sur la pointe des pieds.

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Ce lieu est désert, mais pendant le Khareef, c'est un lieu de pélerinage.

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Repartis et passant devant le coffee shop à l'angle de la route, on nous fait un signe. Enhardie, par les premiers contacts, à Abou Dhabi, c'est impossible pour moi de parler à des hommes,  je demande à Francis de faire demi-tour afin de faire marcher le commerce local, si désert en ce moment et de discuter avec des locaux. Bonne surprise, c'est notre petit groupe d'Omanis rencontré précedemment, qui nous accueille.

La famille Q. est en vacances et ils viennent de Muscat en Jeep, se déplacant au gré de leurs envies. La traditionnelle hospitalité, la gentillesse et l'ouverture d'esprit des Omanis sont impressionnantes. Nous avons passé un moment inoubliable : Présentations, discussion, photos, autour du thé, café et dattes et en cadeau de départ un gros de dattes. Nous sommes repartis bien confus, échangeant les emails pour s'echanger les photos. Mille mercis encore à vous, Oman restera dans nos esprits et notre coeur.

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Apres avoir degusté des brochettes de chameaux au campement estival des chameliers, et c'est délicieux, et regardé toutes les grosses marmites de byriani, ou les sandwichs de naans à la vache qui rit. Nous décidons de prendre un petit dessert en ville. En longeant l'Al Haffa Street : la mer est bordée de splendides cocoteraies, bananeraies, de cannes à sucre.

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Cet endroit est un vrai jardin d'Eden et je craque pour un noix de coco fraiche et glacée.

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A croire que la chaise m'attendait pour deguster tous ces fruits :))

Fin de la promenade au bout de cette grande avenue, de nouveau le desert, les chameaux et la mer au loin en direction de la jolie ville de Taqah.

Et pour conclure une jolie pub sur le Khareef