Nous voilà arrivés à Muscat, la capitale d'Oman et de son sultan.

Ouvrons la parenthèse sur un peu d'histoire pour mieux connaître ce pays et comprendre pourquoi les gens sont si accueillants, on ne peut que les en remercier.

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Voici ainsi ce que l'on peut lire sur le site de http://www.omanet.om/english/government/hmspage/tribute.asp

¨Oman était dans un état d'isolement profond, n'ayant plus aucune relation avec les pays islamiques ou arabes et cet isolement affectait la vie des d'Omanis dans tous ses aspects.  Le couvre-feu était imposé:  quiconque se trouvait en dehors des murs de ville après la salve des canons, devait être tiré à vue à moins qu'il n'ait porté une lanterne. 

Les  radios étaient interdites, car considérées comme l'oeuvre du démon.  Les soins de santé étaient pratiquement inexistants:  en 1970, il y avait seulement un hôpital de missionnaire dans Muttrah et une poignée de lit à Muscat.  Trois écoles existaient seulement et ce pour tout le pays - chaucune ayant été construites à un intervalle de 19 ans. 

Les femmes supportèrent des souffrances terribles, les enfants travaillaient la terre avec des outils primitifs et des rations d'eau insuffisantes.  Toutes ces douleurs et privations, firent la population commenca à s'enfuir. A contre-coeur sans autre choix, de devoir chercher des pays d'accueil, qui leur permettrait de vivre sans avoir à subir des règles et des humiliations aussi dures.

Les Omanis ne perdirent pas confiance,persuadés que les choses changeraient dans le futur  et que le régime s'effondrerait.¨

Le sultan Qaboos Bin Said, né en 1940 à Salalah, parvint au pouvoir le 23 juillet 1970, après l'abdication de son père. Il fût marié brièvement et n'a pas d'héritier.

Conscient de la pauvreté de son pays depuis plus de 50 ans, il unifia le pays, le sultanat d'Oman et Muscat devint le Sultanat d'Oman. C'est donc un jeune sultan, ayant fait des études en Angleterre qui permit à ce pays de se réouvrir vers le monde, de se moderniser, de généraliser l'éducation, la santé, l'accession à la propriété, les infrastructures.

Voilà et ils eurent bien raison, des vieux reportages m'avaient donné le sentiment d'une grande et très profonde misère, mais les gens que j'ai croisé étaient bien différents, non pas que les gens soient devenus riches d'un coup et que tous les problèmes soient solutionnés, mais leur sourire témoignait d'un bien-être.

Quelques recherches (à développer et à traduire)

Chief of state and government is the hereditary sultan Qaboos of Oman, who appoints a cabinet to assist him. In the early 1990s, the sultan instituted an elected advisory council, the Majlis ash-Shura though only a small part of the Omanis were eligible to vote. Universal suffrage for those over 21 was instituted on 4 October 2003. Over 190.000 people (74% of those registered) voted to elect the 83 seats. Two women were elected to seats. Although the sultan functions basically as an absolute has the approval of most of the Omanis: in his 30 years of government he has greatly improved the situation in the country. The governmental system is very gradually developing in the direction of some democracy;

http://www.monde-diplomatique.fr/2004/01/CALLIES_DE_SALIES/10929

Oman: A Monarchy with No Heir Apparent

The Sultanate of Oman is the only Gulf monarchy with no heir apparent. This makes some Omanis rather nervous. Sultan Qaboos is only 58 and is not known to have major health problems, but when he was injured in a car accident in September of 1995 — an accident which killed two key advisers — the succession issue was suddenly brought to the fore. Since he overthrew his father in 1970, the Sultan has transformed Oman from a desert enclave with neither schools nor roads to a modern Arab state. Despite the creation of a quasi-elected advisory council and other aspects of liberalization, Oman is still very much a monarchy run by its Sultan. So the question of who will succeed Qaboos is not an academic one. For more on Oman, including the succession issue, see the Dossier, “Oman after 25 Years: Part One: Political Questions” in The Estimate, March 29, 1996.

Although Qaboos married a royal cousin in 1976, there were no children and that marriage was reportedly later dissolved. It is generally understood that the Sultan is unlikely to marry again or have children. The ruling Al Bu Sa‘id dynasty has a number of royal cousins who might be candidates; and after the death of the Sultan’s powerful uncle in 1996, the Sultan introduced a Constitution with a provision under which the Sultan would reveal in a letter to the Royal Family his personal choice as successor. Should the family not choose a successor within a fixed time, the country’s Defense Council would do so. This curious system, under which no one knows the Sultan’s own choice of heir until the Sultan dies, appears to be as far as Qaboos is currently prepared to go in revealing his intentions.

When Omanis and outsiders do indulge in guessing, the candidates mentioned are those members of the Al Bu Sa‘id who already occupy government positions. Among these is the Sultan’s cousin and “Personal Representative”, Sayyid Thuwaini bin Shihab, an intimate personal friend. Others include a Deputy Prime Minister, Sayyid Fahd bin Mahmud, and the Secretary General of the Foreign Ministry, Sayyid Haytham bin Tariq, though the list is not exhaustive.

Fin de la parenthèse histoire.

En ce premier matin à Muscat, la température est légèrement plus élevée qu'à Salalah, ici point de mousson pour se rafraîchir, donc quelques 36 38 degrés.

Première visite incontournable,et si vous ne devez visiter qu'un musée c'est celui là : le Musée de Bait Al Zubair, situé dans le vieux Muscat, old Mascate, plusieures salles : les armes, les bijoux, la maison, les vêtements provenant de collections privées.

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La salle des armes et quelques magnifiques Khanjars

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Rakweh cafetière traditionnelle

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Ces colliers sont faits avec des pièces en argent :Taler appelées Maria Theresia ou Teresa de Habsburg.

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Les femmes des tribus du désert de Wahiba arboraient des bijoux très originaux. L’un d’eux était un collier avec un large disque en argent, gravé d’un verset du Coran d’un côté et de l’autre un Djinn stylisé supposé écarter le mauvais œil.

Elles portaient aussi le « sumpf » ou un « altah », un collier composé de huit thalers de Maria Theresa, séparés par des perles d’argent. Les thalers étaient noircis avec du jus de palme, le but étaient de faire réveler des reliefs ou des dessins.

Et si d'aventures, vous ne visitiez pas ce musée, sachez que le Musée du Quai Branly expose quelques pièces d'orfèvrerie d'Oman, dans la section d'Asie. (Maj 9/2006)

Bibliographie citée par Thierry Kron

http://traube.blog.lemonde.fr/traube/2005/08/une_princesse_a.html

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Renseignements pratiques

Bait al Zubair Museum  - juste après le Gate Museum - Old Mascate - Tel: 736688
Ouvertures en dehors des fêtes et du Ramadan en particulier :  samedi 16h-20h, Lundi Mercredi 16- 19 h- Dimanche et Mardi 9h-12 h30
Prix : - 10 ans gratuit - Plus de 10 ans jusqu'à 15 ans 250 baizas - Adultes RO1 - Boutique souvenirs Livres principalement, quelques babioles dont des jolis sacs en toile des femmes de la communauté de Sidab.

Avec un peu de chance, vous verrez le sourire des jeunes écolières de Al Zahra.

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